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11 Comments

Les bracelets connectés sports

Les bracelets connectés sports

Que nous adhérions ou pas au concept, nous ne pouvons éviter le sujet : Les bracelets connectés.
En attendant d’avoir des montres connectés qui permettent un mix entre contrôle, capteurs d’activités et système de notifications (les 3 règles de la smartwatch), et ne dépassant pas les 150€, arrêtons nous sur les objets qui suivent le concept de “Quantified Self” (Se quantifier).
Nous nous quantifions depuis longtemps; car il y a de fortes chances que la plupart d’entre vous utilise une application ou au mieux une montre pour enregistrer votre activité sportive.

Nous n’allons pas non plus parler des montres sports. Les bracelets d’activités ne sont pas là pour les remplacer.
Partons du principe qu’il s’agit d’un complément à l’analyse de soi.
Je ne vous apprends pas non plus, en tant que sportifs, les raisons de mesurer, enregistrer et analyser ses activités sportives. Par contre le fait de sortir de la mesure d’une activité spécifique et l’ouvrir à l’ensemble de ses activités quotidiennes est une nouvelle vision.
Je vais parler pour moi : le sport, le trail ou toutes autres pratiques sportives sont liés à ma philosophie et ligne de vie. La manière dont je mange, dont je dors, dont je m’active dans la journée impacte forcement sur ma pratique sportive. Plus je fais attention à un équilibre de vie quotidien, plus ma activité physique en sentira les bénéfices.
Tout est un moyen pour être en forme, même le simple fait de monter des escaliers à la place d’un ascenseur.
Pourquoi ne pas enregistrer et analyser ce qui sont aussi des activités ? Je reste un sportif tout au long de ma journée… Le bracelet est un complément à la montre.
Les bracelets d’activités sont des objets connectés. Et l’objectif de ces objets est l’interaction avec d’autres objets et avec soi-même. C’est à dire que les données que j’enregistre sont intéressantes également si je les partage avec d’autres, les lie avec d’autres données de d’autres objets comme ma montre de sport par exemple.

Bref, si nous trouvons un intérêt dans ces bracelets, il est aussi difficile de trouver le bon. Tendance oblige, il en existe une multitude.
Je vais donc essayer de vous partager mon expérience sur le sujet.

Dans un premier temps, attardons nous sur cette question : doit-on choisir un bracelet interconnecté avec d’autres données et objets sportifs? Comme nous l’avons vu plus haut, cela semble logique. Néanmoins, vous avez le droit de séparer volontairement les types de données.
Personnellement, mon choix pourrait se porter vers des marques de montre de sport : elles ont l’expertise de l’enregistrement de données, la possibilité de connecter leur montre avec le bracelet adéquat et forcement une plateforme globale. Malheureusement toutes ne jouent pas le jeu ou alors n’ont pas compris l’intérêt (l’obligation) de la mutualisation des données.
Enfin, je choisis volontairement les marques de montres de sport car les autres bracelets d’activités sont un peu trop ludiques justement. Leurs objectifs est de vous faire bouger alors que nous cherchons à compléter l’analyse de notre quotidien de sportif et non à le devenir.

Nike – Fuel Band SE

fuelband

Nike reste la marque pionnière dans la bracelet d’activité. Le Nike FuelBand existe depuis un certain temps. La dernière mouture n’est pas une révolution mais ils ont pris un compte de nombreux besoins de sportifs.
Le design est très plaisant et sûrement l’un des meilleurs du marché.
Ne pensez pas connecter votre smartphone Android… Il n’est pour l’instant compatible que produits Apple et risque de le rester a vitam eternam.
Techniquement, il est “suffisant” : dernière génération de connexion bluetooth pour économiser l’énergie, Water resistant (mais juste quelques minutes et sous quelques centimètres), écran leds pour une lecture facile, durée de batterie de 3 jours…
Sur ce dernier point, cela semble peu. Il faut donc penser à le recharger, via USB, pendant 2h30. Par contre, aucun système de vibration pour gérer les notifications ou le réveil.
Car en effet, un bon bracelet d’activité se doit d’analyser et d’aider au sommeil.
Comme vous le verrez, même si le Fuel Band SE semble répondre à pas mal de points, il reste en dessous de ses confrères sur le plan technique.
La force du Fuel Band SE viendra sûrement de son expérience utilisateur. Dans un premier temps via l’interface de son application mobile et web. C’est beau, hyper ergonomique, blindé d’informations… Et dans un deuxième temps sur les services que vous ne trouverez pas aussi aboutis ailleurs : Entraînements créés par de vrais sportifs professionnels (stars et personnalités); fonctions sociales : partage d’activités, jeux, challenges, médailles… Vous l’avez compris : Le Fuel Band n’est rien sans son application et c’est au final ce qui fait toute sa force.
Enfin, la mesure des données est caractéristique à Nike+ comme d’autres bracelets : un score quotidien à atteindre sous forme de points/fuel. Le but est de simplifier la qualification des informations d’activité et rendre cela plus ludique.
A mes yeux, Nike+ est l’Apple du tracker d’activités : c’est beau, tendance, people, cher, ergonomique, expérience,… mais pas abouti !
Prix : 139€ et disponible immédiatement.
Un test sur lesnumeriques.com : http://www.lesnumeriques.com/capteur-activite/nike-fuelband-se-p17432/test.html
Site du FuelBand SE : http://www.nike.com/fr/fr_fr/c/nikeplus-fuelband

Polar – Loop

polarloop

S’il y a bien une marque référente en capteurs sports, c’est bien Polar. On aime ou pas leurs montres, mais on ne peut pas faire l’impasse sur leurs cardiofréquencemètres hyper précis et dont ils sont les experts.
Il paraissait donc logique que le bracelet soit compatible avec leurs cardio. Ouf, c’est le cas.
Mais… Mais… J’ai oublié un point pour Nike ! Le même point problématique que Polar : Pas d’interconnexion avec les montres. Pourquoi cet oubli ?
Techniquement, du bien comme du moins bon : Un écran led mais, à mon sens, bien moins lisible que le FuelBand SE. Une étanchéité de 20m, ce qui est plus adéquat pour un bracelet pluri-activités. L’autonomie est proche de celle du FuelBand SE, soit 3-4 jours. Dernière techno bluetooth, synchronisation PC et chargement via USB… mais toujours pas de compatibilité Android. Pour ce dernier point, je pense que les marques font une erreur magistrale. La soit-disante raison évoquée est la difficulté technique à les rendre compatible avec le système de Google. Pourtant d’autres y arrivent…
Le bracelet n’est pas moche mais fait très “technophile” et n’a pas le charme du FuelBand SE.
L’ergonomie est hallucinante de bêtise (j’avoue, j’y vais un peu fort) puisqu’il faut couper le bracelet pour l’ajuster à son poignet. Ne cherchez donc pas à le revendre.
Pour l’interface et les services, on est bien moins servis qu’avec Nike. Ce n’est pas non plus leur spécialité et ils préfèrent se concentrer sur des données brutes mais plus précises, proches de celles données par les montres. L’interface est assez froide et manque de fun. Ne comptez pas sur la partie sociale, il y en a quasiment pas. Néanmoins, comme toutes marques de sports destinées également aux professionnels, l’analyse des données via l’intelligence artificielle semble fonctionner : suivi de l’activité et conseils, calories, sommeil, recommandation via les données cardio.
Enfin, un dernier point noir et pas des moindres : ne cherchez pas d’interface commune avec les montres et cardiofréquencemètres, car il n’y en a pas non plus. Impossible de mutualiser les données des différents appareils et Polar ne semble pas être conscient vers quoi tente le quantified self : l’uniformisation des données, des services et objets. Il y a une plateforme en ligne pour les montres et une autre spécifique au Polar Loop.
Le prix est le plus attractif : Disponible sur Amazon à 89€ contre 139€ pour le FuelBand SE.
Site du Polar Loop : http://www.polarloop.com/fr

Garmin – VivoFit

vivofit

A force, on va croire que je suis trop subjectif concernant cette marque.
Il est vrai que j’en suis un adepte de par l’histoire commune que nous avons. En tant que pratiquants de sports outdoor, Garmin m’a souvent évité de me perdre en montagne grâce à ses GPS. Bien avant les smartphones et autres objets connectés, ce fut le premier cadeau pour mes passions que mes parents m’ont offert.
Sur les montres sport, ils sont également parmis les leaders historiques. On peut se rappeler d’années un peu plus sombres où les produits avaient du mal à évoluer. On peut aussi de poser la question sur les choix marketing montres où certaines, à mes yeux trop oldschool (310xt), sont à l’opposé des dernières (620 et 220) avec leur design, ergonomie et fonctionnalités.
Comme les autres, nous avons l’impression que ces grosses entreprises oublient de faire travailler mutuellement et communiquer leurs services.
Bref, il y a également du bon et du moins bon avec Garmin mais j’aimerai tirer cette fois ci mon chapeau pour leur bracelet.
Oui, il n’a pas le design du FuelBand SE : plastique un peu “cheap” et réglage du poignet qui donne l’impression d’être fragile. Pour l’instant cela reste de simples observations, car le VivoFit n’est pas encore disponible.
L’écran est quand à lui digne de ce que doit être un objet tout terrain : solide et technologie e-link. Pas de leds, mais un vrai écran qui permet une très bonne lecture au soleil tout en étant économe en énergie. Le fait d’avoir un écran permet bien sûr d’afficher bien plus d’informations que sur un simple système de leds. Je ne suis pas fan de sa disposition car une lecture à l’horizontal oblige de tourner le poignet à 90°…
Parlons justement de l’énergie : Vous êtes assis ? Une semaine de vie? Non… Un mois? Non plus… Comptez un an avec des piles boutons remplaçables! Vous n’avez donc pas à vous soucier de recharger la VivoFit; concentrez-vous uniquement sur vos données.
Oubliez aussi la synchronisation puisqu’elle se fait via bluetooth sur votre mobile. Quid de la synchro PC? Que nini mes amis, pas besoin! Garmin a tout compris : une seule et même interface pour tous les appareils Garmin : Garmin Connect. Appuyez sur le bouton du bracelet quand vous êtes à côté de votre smartphone et l’appli mobile se charge de partager les données sur la plateforme Garmin Connect. Justement, cette dernière vient d’être mise à jour avec des nouvelles fonctionnalités d’analyse, de visualisation et de partage. Je ne sais ce que vaut leur intelligence artificielle mais j’ai été un peu déçu par le graphisme et l’ergonomie.
Pour finir, comptez sur une étanchéité de 50m pour toutes vos activités nautiques.
Disponible sur Amazon 106€
Site du VivoFit : http://sites.garmin.com/vivo

Maintenant, c’est à vous de faire votre choix…

Comments

  1. Romain T

    Merci pour cet article.

    Je persiste à croire que le Vivofit va faire un carton parmi les sportifs pour son autonomie et sa compatibilité avec les ceintures cardio de la marque !

    Le fait qu’il soit proposé en plusieurs coloris est aussi un plus selon moi.

    Quand à l’appli, elle est juste…nickel ! (si seulement la Fitbit pouvait etre aussi complète…)

  2. Je n’ai pas encore trouvé d’argument convaincant pour ces bidules qui ne servent qu’à nous soutirer du pognon

    Quel intérêt quand on fait du sport de connaitre son nombre de pas par jour ?
    Quel intéret a savoir qu’on a dormi 6h54 un jour et 7h12 un autre ? (on sait à quelle heure on se couche et on se réveille non ?)
    Quant aux calories c’est inutilisable et inutile

    Donc je pose la question : pourquoi faire ?

    • Très cher nfkb (joli nom! Plutonien ou Vénusien?)

      Je vais essayer de parler le plus objectivement possible en prenant deux casquettes : celle du sportif suivi par un diététicien/nutritionniste et un médecin du sport et celle du consultant en quantified self…

      Tout d’abord, nous pourrions nous poser la question de l’utilité de telles « technologies ». C’est une question éternelle. Qui s’est posé lors de la création de tous les outils que vous avez du (ou pu) utiliser pour rédiger ce commentaire (web, smartphone, blog, participation sociale numérique…) : Quel intérêt? Nous pourrions débattre longtemps de cette façon. Dans tous les cas cela existe et nous avons le choix ou non de l’utiliser. Il est possible qu’à un moment le choix ne peut ne plus exister car tout le monde utilise cette technologie, elle est intégrée dans notre quotidien et à moins de vivre seul dans une caverne, cela est impossible de faire sans.
      Enfin certaines technologies viennent de pures créations marketing par une ou plusieurs marques; d’autres sont une évolution d’une utilisation ou d’un besoin existant.
      Dans notre cas, le quantified self (se quantifier, se mesurer afin de s’améliorer) existait bien avant une utilisation de masse, marketing et grand public.
      Bref, fermons le débat.

      Partons du commencement :
      Pourquoi mesurer de telles données? Comme je le disais, cela existe depuis longtemps. Nous pouvons penser que seuls les athlètes professionnels le faisaient… ce qui n’est pas le cas. Mesurer sa vitesse, sa foulée, son temps, toute son activité sportive a toujours été le besoin de nombreux sportifs même amateurs. S’ils ne pouvaient le faire, c’est pour une question de moyens : les outils existants n’étaient pas accessibles à ces profils amateurs.
      D’autres que vous se poseront aussi la question suivante : pourquoi mesurer ce type de données? Encore une fois c’est un choix : Mais c’est aussi un fait que connaitre des informations précises sur votre activité sportive permet de mieux vous connaitre et de mieux évoluer. Il n’y a pas d’avis à avoir, cela a été maintes et maintes fois prouvé.
      Je ne pense que vous n’avez pas de doutes sur ce sujet. Vous avez peut être vous même une montre ou une application qui enregistre votre run.

      Parlons maintenant des autres données :
      Connaitre son sommeil est-ce utile ? Pensez-vous que vous avez le même sommeil chaque nuit? Je vous invite à vous renseigner sur les sommeil et ses résultats. Vous ne savez pas ce qui se déroule pendant votre nuit car vous n’avez pas les capacités biologiques à vous en rendre compte. Vous ne savez pas qu’il y a des sommeils plus ou moins profonds, des types de sommeils différents qui influent très fortement sur votre activité de jour. Votre digestion se fait pendant le sommeil. Vos muscles se construisent pendant votre sommeil.
      Bien sur, ces outils n’ont pas (encore) la capacité de mesurer précisément cela. Mais ils pourront vérifier si votre sommeil a été vraiment réel; si vous avez eu des micro réveil inconscient, etc…
      Idem pour les calories : vous croyez sincèrement que c’est inutile ? Personnellement, j’ai été suivi dans le cas de régime alimentaires strictes concernant une maladie des intestins, des allergies au gluten et un besoin de perte de poids. Aujourd’hui mon apport en calories est toujours très important pour mon sport car je n’ai pas les mêmes besoins en période de compétition par exemple.

      En dehors du fait de savoir si les données de ces bracelets sont bonnes et objectives, leurs rôles est néanmoins objectivement nécessaires.
      Comme je vous le disais dans l’article, votre vie quotidienne influe sur votre activité sportive et vice-versa.
      Si je schématise, pensez-vous que manger du fast-food n’influe pas sur votre run ? Si je suis plus précis, ne croyez-vous pas que manger des glucides (pâtes) n’apportera rien à votre compétition? Pourtant cela a été prouvé depuis des décennies. (mais cela reste très spécifique suivant les personnes).
      Vous croyez que monter des escaliers plutôt que prendre l’ascendeur n’apporte rien non plus ? Pourtant cela reste une activité, un entrainement quotidien qui aide à vos acides lactiques (qui se trouvent dans vos muscles pour l’effort).

      Quid de la qualification de ses données ?
      En effet, si vous n’avez pas de connaissances dans la diététique et le sommeil, cela est inutilisable. A vous de vous renseigner afin de vous connaitre vous-même. Vous pouvez aussi, comme moi par exemple, amener ces données à un expert.
      Enfin, et c’est ça la vraie « révolution » du quantified self: Tous ces produits et ces marques tendront un jour vers l’intelligence artificielle (et c’est déjà le cas pour certains).
      C’est à dire plutôt que connaitre comment qualifier ces données ou les montrer à un spécialiste, les outils feront eux-mêmes l’analyse et les recommandations adéquates.
      Par exemple : l’activité de votre sommeil est due à ce que vous avez mangé et fait la veille.
      Si l’objet a enregistré ces données, il vous recommandera pour le lendemain de manger telle ou telle chose et de courir de telle ou telle façon. Cela afin d’avoir un meilleur sommeil et une meilleure activité aussi (cercle vertueux).

      Bref, pour résumer : ces objets sont des capteurs que nous n’avons pas naturellement (première fonction). Ils nous aident à enregistrer et quantifier des données que nous ne pouvons pas faire seul. Ils sont aussi des aides à la qualification de ces données : ils nous permettent de savoir que faire pour nous améliorer (deuxième fonction).

      Après, bien sûr, nous aurions pu rester sur des produits très scientifiques, très professionnels. Mais afin « d’éduquer » les gens à leur utilisation et à comprendre l’intérêt de se quantifier, les marques ont créé des produits marketés, ludiques, fun… Plus accessibles !
      Bien sûr c’est aussi pour mieux vendre. Mais les consommateurs ne sont pas tous des moutons et surtout de moins en moins. Les marques comprennent enfin que pour vendre il faut répondre à des besoins plutôt qu’en créer.
      Mais tout est (pour l’instant dans notre cas) une question de choix. Moi j’ai achoisis, je ne me sens pas plus mal, même bien au contraire 😉

      • Romain T

        C’est la réponse à cette question la plus intelligente qu’il m’ait pour l’instant été donnée de lire !

        Merci beaucoup 😉

      • Je comprends votre point de vue et je vais essayer de vous expliquer pourquoi je pense que ce que l’on nous propose aujourd’hui relève du gadget et non de l’outil.

        Je ne refuse pas en bloc ces technologies, j’ai essayé le bracelet Jawbone Up pendant 3 mois et je l’ai revendu devant son inutilité pour moi.

        D’abord vous abordez l’intérêt de ces technologies, le web et les smartphones sont des outils qui rendent des services je m’en sers. Aujourd’hui les bracelets sont pour moi des gadgets dans le sens où ils font quelque chose, certes, mais ça ne me rend pas service, ça ne modifie pas fortement et durablement ma façon de vivre. Pour moi on est bien dans la création d’un besoin qui n’existe pas vraiment.

        Oui j’utilise une montre pour le sport. Oui je pense qu’il y a des données qui m’aident à progresser et oui je pense qu’aujourd’hui (surtout avec la 620 de garmin) on nous propose des gadgets pour nous faire renouveler les produits alors qu’on a déjà l’essentiel pour construire nos entrainements : temps passé et allures de travail (on peut discuter de l’intérêt de la FC… pas facile d’en tirer des choses facilement)

        Je suis un grand fan du sommeil (pour l’anecdote je suis marchand de sable professionnel) et pour moi c’est qui me tient en forme quand tout s’accélère autour de moi : je respecte mes heures de sommeil et je fais des siestes dès que je peux. Mais je n’ai pas besoin d’un gadget pour me montrer mes phases de sommeil. Je sais au réveil si j’ai bien dormi ou non. Ensuite tout à chacun peut se prendre en main et s’éduquer sur le sommeil pour comprendre que c’est important. Surtout si on est sportif. La récupération c’est la partie immergée de l’iceberg dans un travail de conditionnement physique. Simplement j’aimerais comprendre quelles superbes interventions va déclencher le constat d’un sommeil pertubé ? oui on peut se coucher plus tôt, oui on peut baisser la température, oui on peut éviter des excitants le soir. Tout ça me semble relever du simple bon sens, non ? Non on ne tient pas le coup avec 4 heures d’entrainements par jour, à bosser, en se couchant à minuit après 3 heures d’internet à gogo. Pourquoi vit-on comme ça ? Je n’en sais rien en tout cas j’essaye de m’écarter de ce mode de vie.

        Pour les calories, je crois que c’est vraiment une vaste blague. Mais alors vraiment. Jamais au grand jamais on a eu besoin de savoir combien il y a de calories dans un aliment pour ne pas dépérir. Notre cerveau sait gérer l’appétit. Si nous augmentons l’activité physique notre cerveau va augmenter notre appétit. En plus la prise alimentaire se régule à court mais aussi à moyen terme. Nos apports en correspondent jamais à nos besoins d’heure en heure. Tout ça se régule avec des systèmes tampons, nos humeurs, la disponibilité des aliments et notre appétit. La régulation est une machinerie terriblement complexe. Je ne comprends pas qu’on puisse imaginer qu’une machine sache mieux que nous de quoi nous avons besoin ! Je peux faire un parallèle avec les soins médicaux : j’encadre parfois des médecins en formation. Ils sont souvent très proactifs et créent parfois de la iatrogénie contre leur gré. Il faut parfois juste savoir guider le patient dans sa propre guérison sans être toujours interventionniste.
        Si on régulait notre alimentation à la calorie près on prendrait du poids tous les mois vu la disponibilité de l’alimentation dans nos pays. Ca ne semble pas être le cas de la majorité des gens, si ? (lire à ce sujet FAT de Gary Taubes cf http://www.nfkb0.com/2013/10/21/fat-pourquoi-on-grossit/ )
        En plus aujourd’hui la comptabilité des calories qui rentre est vraiment compliquée. Ca achève de me convaincre de ne pas le faire. Si je dois passer 15 minutes par repas à rentrer les aliments que je mange ça me gonfle, je préfère faire une sieste 🙂
        Quant à la qualité des aliments c’est à nouveau une question d’éducation, d’information.

        Donc je pense au contraire que nous avons ces capteurs en nous pour juger de notre qualité de sommeil, de notre besoin de sommeil, de ce que nous avons besoin pour nous nourrir. Malheureusement on essaye de nous vendre autre chose, on essaye de nous vendre d’être toujours plus actifs pour plus de pognon ou pour je ne sais quoi d’autre, on essaye de nous vendre des aliments industriels sans cuisine pour continuer à aller toujours plus vite… bref. Je pense qu’il faut simplement mettre quelques principes de bon sens en application et qu’un bracelet n’est pas utile pour ça. Soyons plus simple. Less is more.

        • Je crois qu’il sera définitivement difficile de vous convaincre :
          – Vous avez déjà une vision réactionnaire face aux produits, aux marques, au marketing… Ce que je peux tout à faire comprendre. Mais ceci est votre choix.
          – Idem pour l’utilisation des informations, de votre gestion du sommeil, de la nourriture,… C’est aussi votre façon de faire et votre choix.

          De mon côté je me base :
          1- Sur mon expérience qui me prouve que la gestion de ces données m’a grandement aidé, idem pour de nombreuses personnes professionnels comme amateurs qui m’ont donné leur témoignage.
          2- Sur les professionnels de la santé qui depuis des années insistent sur ces données. Des profils qui cherchent le profit? Surement certains… Mais j’ai rencontré de nombreux spécialistes qui n’engrangeaient aucun bénéfice (même des pertes) et qui tenaient ce discours.

          J’insiste sur le fait qu’il s’agit de votre expérience et que vous semblez n’utiliser que celle-ci comme argument. C’est dommage. De plus, il n’est pas nécessaire d’extrapoler. Je ne parlais pas de « dépérir ». Je parlais de mesurer, par exemple, les calories dans le cas d’une activité SPÉCIFIQUE et d’une personne SPÉCIFIQUE.

          Les machines ne remplacent rien. Elles doivent être une aide.
          En effet dans le cas contraire, c’est le côté négatif de la technologie. Elle n’est pas le diable incarné. Apprenons à l’utiliser positivement et sans exagération.
          Pour schématiser dans un exemple : on a cru que la lecture numérique allait casser le livre papier. Il n’y a jamais eu autant de vente de livres papiers que grâce au digital.
          A nous d’utiliser ces objets connectés pour apprendre à nous connaitre. Comme une aide supplémentaire et non comme un remplacement. C’est le choix d’un ÉQUILIBRE.

          Je peux faire des erreurs concernant mes connaissances sur l’utilisation des calories, du sommeil…
          Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai grandement étudié c’est l’implication et l’utilisation des nouvelles technologies. (Pour information, mes idées ne sont quand même jamais acquises et je suis bien évidemment ouvert à toutes nouvelles visions.)
          Je ne voulais pas rentrer dans ce débat : mais non ,je suis désolé vous ne pouvez pas actuellement comparer avec le smartphone!
          A ces débuts, ce dernier était véritablement un gadget. Aujourd’hui, après de nombreuses années, ils ne le sont plus car la société l’a voulu ainsi : elle les a intégré de manière à ce que cela devienne une quasi nécessité. Mais je vous assure que ce n’était pas le cas au début.
          Je ne crois pas que les objets connectés soient à la même étape d’évolution que les smartphones actuellement. Nous sommes aux prémices. Est-ce qu’ils deviendront comme les smartphones ? Je ne sais pas… Mais je peux vous dire que nombreuses personnes tenaient le même discours que vous en ce temps.(attention : je ne justifie pas l’utilisation des smartphones mais je rappelle ce qui s’est déroulé).
          Nous vivions très bien en calèches et à cheval. Pourquoi l’automobile ? Car la société en a eu besoin et en a créé le besoin : nous étions de plus en plus nombreux et nous avons eu besoin de nous déplacer plus vite et plus loin. Mais était ce vraiment un besoin ? Ne pouvions pas pas vivre plus localement ? Ne pouvions pas pas vendre et communiquer localement ?
          C’est un cercle… Qui est arrivé en premier ? L’oeuf ou la poule ?
          De nombreuses personnes vivent aujourd’hui sans smartphones ni technologies, c’est difficile, mais elles vivent. C’est un choix.

          Bref, il faut aussi se rendre à l’évidence. Si cette « technologie » (ou gadget) doit évoluer et prendre de l’ampleur, on devra faire avec. Si certains ont envie de se monter contre, qu’ils le fassent. Mais cela ne tue pas mes enfants ni mes proches ! Et si cette technologie, même si c’est une « pompe à fric », n’apporte rien de grave mais quelques trucs positifs (tous subjectifs qu’ils soient)je ne vois pas pourquoi je me mettrai contre…

          Au final, et excusez moi d’insister, cela ne vous rend en effet pas service à vous. Personnellement, cela me rend service et cela rend service à d’autres. Pourtant je suis quelqu’un qui arrive très, très facilement à me sortir des nouvelles technologies et des « gadgets ». Je sais aussi faire l’équilibre quand il se doit.

          C’est pour cette raison que je ne voulais pas lever ce débat. Que je voulais uniquement m’arrêter à l’observation de ce concept et de cette technologie. J’avoue j’ai fait l’erreur dans mon premier paragraphe en justifiant de son utilisation. Promis, je ne le ferai plus! 😉

  3. Le problème n’est pas d’être réfractaire à une évolution technologique. Vraiment pas.

    Mon point de vue est qu’aujourd’hui ces outils ne sont pas une évolution technologique. Ces objets sont surtout là pour générer du chiffre car ils sont associés à pleins de critères positifs pour vendre : mode, cout élevé mais accessible, aspect « santé », marketing bien rodé.

    J’ai préféré resté sur mon expérience pour rester factuel.

    Pour ma vision du sommeil j’attends de voir des travaux sérieux analysant l’impact sur le sommeil et le bien être.

    Pour les calories je vous ai donné une très bonne référence (que j’ai lue en version électronique 😀 )

    Le smartphone a changé ma vie parce qu’il m’a rendu du jour au lendemain des vrais services (géographie, photo instantanée dans la poche, accès web). J’ai eu une vraie déception avec le Jawbone Up (http://www.nfkb0.com/2013/09/21/le-vrai-test-du-bracelet-up-de-jawbone/ ) et je pense qu’aujourd’hui ces bracelets n’ont pas le pouvoir de nous impacter durablement. Aujourd’hui avec ces bracelets on nous vend des spec d’iPhone alors que ça ne sont que des 3210

    • Ok, je vous comprends mieux ainsi.
      A vrai dire le sujet de cet article était les bracelets.
      Mais mon intérêt touche un concept beaucoup plus large : l’interconnexion des objets (entre eux et avec nous), l’enregistrement de données, la quantification, leur qualification et enfin le réattribution via les conseils et recommandation.
      Cette qualification passe par une intelligence artificielle dans un objectif d’automatisation et de simplification.
      Nous parlons sports et santé, mais cela touche la domotique, la communication, l’environnement…
      Et le bracelet n’est qu’un moyen d’avoir un support pour capter. La montre en est un autre. Après qu’elles informations avons-nous besoin de numériser ? Toutes ?
      Je dois faire une journée sur le sujet à Lyon… Si vous êtes dans le coins, n’hésitez pas.

  4. Hello
    Merci pour cet article sur ces trois objets connectés. Et c’est une excellente idée d’aborder le thème du traitement des infos unifiés pour une même marque. Merci

  5. andré

    Posseseur du nike fuel band SE j’en suis satisfait depuis 3mois ( surtout aussi depuis qu’il est compatible via a l aplli sous android 🙂 mais avec un id nike pour se connecter a ses données et non facebook ) , le seul reproche que je peut faire c par exemple le nombre de kilometres parcouru lors de nos differente sessions running ou football. je pense que dans quelque mois aquerir la montre nike qui est plus complètes.
    TRES BON ARTicle

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